le tunnel du sanctuaire Sakatsura Isosaki

Nous avions déjà rendu visite au sanctuaire Ōarai Isosaki (大洗磯前神社) il y a un peu plus de trois ans, nous voilà maintenant au sanctuaire Sakatsura Isosaki (酒列磯前神社), qui est considéré comme son sanctuaire frère. Ce sanctuaire fondé en l’an 856 est situé sur une colline boisée au bord de l’océan pacifique à Hitachinaka dans la préfecture d’Ibaraki. Il est réputé pour apporter guérison, bonne santé et longévité, mais depuis quelques années, il est aussi devenu célèbre pour attirer la prospérité financière, car de nombreux gagnants de loterie sont venus y prier. 信じるか信じないかはあなた次第 (Que vous y croyiez ou non, c’est à vous de décider). On accède au sanctuaire par une longue allée boisée formant un tunnel de vieux arbres entremêlés appelés tabunoki. On a l’impression que ce passage nous amène vers un autre monde. En chemin, une ouverture nous laisse entrevoir l’océan à travers un torii.

les porcelaines du musée Kurita

Le musée Kurita est consacré à la porcelaine japonaise Imari et Nabeshima de l’époque d’Edo. Il a été fondé en 1975 par Hideo Kurita, collectionneur et homme d’affaires japonais passionné par ses porcelaines. Le musée est situé à Ashikaga dans la préfecture de Tochigi, juste à côté du grand parc floral d’Ashikaga. Avec plus de plus de 10 000 œuvres, il s’agit en fait du plus grand musée dédié aux porcelaines Imari et Nabeshima, qui sont toutes deux liées à la région d’Arita dans le Kyūshū, mais ayant des styles et usages assez différents. La porcelaine d’Imari tire son nom du port d’Imari, d’où les pièces étaient exportées vers le reste du Japon et vers l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles. Elle se reconnaît souvent à ses couleurs éclatantes ainsi qu’à ses motifs très décoratifs. La porcelaine de Nabeshima, elle, était fabriquée pour le clan Nabeshima, seigneurs du domaine de Saga. Elle est plus raffinée et rare, et n’était pas destinée au commerce mais offerte à la cour du shogun ou à de hauts dignitaires. Son style est généralement plus épuré, avec des couleurs restant sobres et élégantes, donnant une impression de calme et d’équilibre. Lorsque nous faisons des visites, je me procure souvent une ou deux cartes postales, comme celles ci-dessous que je collectionne ensuite dans un petit classeur. Depuis plus de vingt ans, je conserve également dans des classeurs les flyers et livrets des expositions que j’ai pu voir.

Le musée Kurita s’étend sur une vaste colline boisée qui mêle jardins, bâtiments historiques et espaces d’exposition. L’atmosphère des lieux est particulièrement calme, ce qui convient tout à fait à la délicatesse des porcelaines que l’on a pu voir. Nous sommes en fin de journée, une heure environ avant la fermeture. Certains bâtiments du musée m’interpellent, en particulier le Historic Hall et le Ceramic Hall pour leur architecture sombre, massive et presque théâtrale, avec leurs façades noires et leurs volumes géométriques. J’y trouve un aspect cinématographique et j’aurais envie d’y imaginer des histoires. Après vérification, ces lieux n’ont apparemment pas été utilisés pour des films ou drama, ce qui me surprend un peu. Cette journée au milieu de la Golden Week s’achève avec la recherche d’un restaurant pour le soir avant de reprendre la route pour Tokyo. Nous sommes près de Sano et les Sano ramen s’imposent à nous. Je n’avais pas idée qu’ils étaient si populaire car les files d’attente étaient étaient longues.

le sanctuaire à deux étages de Chiba

Nous visitons régulièrement les sanctuaires et temples du Kanto. Je pourrais en faire une liste mais ils sont déjà tous notés dans mon carnet avec leur sceau goshuin respectif. Je termine d’ailleurs bientôt mon quatrième carnet. Le sanctuaire ci-dessus est le Chiba Jinja Myōken Hongū (千葉神社 妙見本宮), appelé plus simplement sanctuaire de Chiba. Il est situé dans l’arrondissement de Chūō, dans la ville de Chiba, elle-même située dans la préfecture de Chiba. Il est dédié à Myōken, une divinité liée à l’étoile polaire et à la Grande Ourse. Il a été fondé autour de l’an 1000 et était à l’origine établi comme temple bouddhique sous la protection du clan Chiba, mais fut transformé en sanctuaire shintō durant l’époque Meiji. Il incarne donc une fusion des traditions bouddhiques et shintō, ce qui n’est pas particulièrement rare au Japon. Par contre, une particularité tout à fait unique du sanctuaire est que son bâtiment principal possède une structure à deux niveaux avec des salles de prière à la fois supérieures et inférieures. C’est la première fois que je vois ce type de configuration et il s’agit apparemment d’une particularité unique du sanctuaire de Chiba.

サイタメリカ

Johnson Town est un ancien quartier américain situé à Iruma (入間市), dans la préfecture de Saitama. À l’origine, ce quartier était lié à la base aérienne américaine Johnson Air Base, aujourd’hui la base aérienne de Iruma des Forces japonaises d’autodéfense. Après la second guerre mondiale et surtout durant la guerre de Corée, des maisons américaines y furent construites pour loger les familles des militaires et employés américains. Quand les Américains sont partis dans les années 1970, une partie des bâtiments des années 1950 a survécu puis a été rénovée dans les années 2000, de nouvelles maisons dans le même style ont été implantées, pour créer une sorte de petite banlieue américaine rétro avec des maisons basses blanches avec pelouses, cafés et restaurants, boutiques vintage dans une ambiance inhabituelle pour le Japon.

Ise du Kantō

Le sanctuaire Iseyama Kōtai Jingū (伊勢山皇大神宮) que l’on appelle simplement sanctuaire Iseyama est le sanctuaire shintō principal de Yokohama, situé sur une colline près de Sakuragichō. Il a été fondé en 1870, au début de l’ère Meiji, au moment où Yokohama s’ouvrait au commerce international. On le surnomme “Ise du Kantō” car il est dédié à la déesse solaire Amaterasu, comme le grand sanctuaire d’Ise Jingū.